[GALERIE] L’eau et ses turbulences – Christophe Bohème

Christophe Bohème

Né le 8 avril 1967 à Belfort | Vit et travaille en Franche Comté/Fr | S’intéresse depuis une dizaine d’année à l’eau comme sujet | Technique : argentique 24×36 | Prises de vue non recadrées ou retouchées

Site internet : www.christophe-boheme.fr

Pour lui, le bonheur c’est l’eau impétueuse et placide des fleuves qui enjambe les obstacles naturels ou les contourne en modelant de fugitifs galbes sensuels.
C’est aussi l’eau explosive et sereine des rivières qui reflète les rayons du soleil – symphonie envoutante et silencieuse – et dessine d’éphémères figures géométriques aux formes singulières.

C’est encore le vent qui fait vibrer la surface des cours d’eau, tantôt en la griffant, tantôt en la caressant, comme pour rappeler que leur coeur bat sans cesse au rythme des saisons.

Christophe Bohème
Depuis une bonne dizaine d’année, le photographe d’art belfortain Christophe Bohème fait de l’eau le sujet de prédilection de ses déambulations photographiques, notamment en Franche-Comté.


Caler son rythme sur le rythme de l’eau. Ses clichés sont de gros plans qui plongent le spectateur dans un univers onirique et fantastique. Christophe Bohème sculpte la surface de l’eau comme un peintre exécute une toile abstraite.
Via la photographie, « A moi de saisir l’instant où tout est réuni – l’humeur du cours d’eau, la lumière adéquate, l’atmosphère idéale, ma disponibilité d’esprit aussi – pour composer un cliché unique. » explique-t-il en faisant l’éloge de la lenteur, ennemie jurée de nos sociétés modernes.


Afin d’observer la surface de l’eau qui chiffonne comme une feuille de papier, puis se déplie en une fraction de seconde, retrouvant une configuration parfaitement plane, il n’hésite pas à chausser des cuissardes, seule façon d’être au plus près de son sujet liquide, de s’en imprégner, de faire corps avec lui.


Avant d’appuyer sur le déclencheur de son Nikon F80 équipé d’un objectif 50 mm (Christophe Bohème ne travaille qu’avec la technique argentique) « il faut trouver le rythme de l’eau, se caler sur ses ondulations, ses pulsations pour espérer appréhender au mieux le temps de la photo », confie-t-il.Un travail certes très difficile et aléatoire, mais d’abord et avant tout passionnant.